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Brasseurs.jpg (21887 octets)Les habitués des événements comme le Mondial de la Bière et le Festibière de Chambly (du 4 au 7 septembre prochain) ont déjà eu la chance de voir du brassage en direct... Cette fois-ci, une idée originale venait changer la façon de faire. Monsieur Bill Owens, l'éditeur du magazine American Brewer, qui brasse la bière par pur plaisir depuis des dizaines d'années et madame Deborah Wood, une brasseuse primée dans différents concours de brassage maison et maintenant juge de concours internationaux, nous ont concocté, ou plutôt infusé des bières à la façon de nos ancêtres. Ils étaient assistés par monsieur Denis Barsalo, représentant québécois pour le CABA, l'association candadienne des brasseurs amateurs.

Ils ont brassé une bière au gingembre ainsi qu'une bière aromatisée à l'épinette bleue dans un équipement des plus simple :

 

La bouilloire pour l'eau de brassage

Il faut s'assurer de toujours avoir une bonne quantité d'eau chaude pour la première étape du brassage, l'empâtage. La cuve utilisée est fabriquée à la main et est entièrement conçue en cuivre.

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La cuve d'empatâge

L'empâtage est une étape cruciale du brassage. Il s'agit de faire infuser du grain (le plus souvent de l'orge) malté (voir la trilogie du malt...) dans de l'eau pré-chauffée pour que l'amidon se convertisse en sucre qui nourrira la levure. La cuve utilisée était très originale, fabriquée à partir d'un foudre de chêne scié en deux. La boîte qui longe la paroi intérieure est criblée de petits trous et permet de séparer le liquide du grain (drèche) lorsque l'opération est terminée.

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L'empâtage
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L'ajout de malts spécialisés
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La vérification de la température
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Le rinçage de la drèche se fait en versant délicatement de l'eau encore plus chaude (pour arrêter le travail des enzymes qui modifient l'amidon). On ouvre en même temps le robinet pour soutirer le moût, qui n'est en fait que de l'eau sucrée.
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Le rinçage de la drèche
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Le soutirage du moût
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La marmite d'ébullition du moût

Le moût doit alors bouillir pendant une heure à gros bouillons pour stériliser le liquide et surtout permettre l'infusion du houblon et dans le cas de cette bière des pousses d'épinette bleue pour permettre à ceux-ci de répandre leurs arômes et amertume.

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L'incorporation du houblon et des pousses d'épinette bleue
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La brasseuse brasse...
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Le bac de refroidissement

Une fois que le moût a bien bouilli, il faut le refroidir le plus rapidement possible pour pouvoir commencer la fermentation au plus vite. Comme les techniques modernes de refroidissement étaient inconnues à l'époque, le seul moyen était de présenter le plus de surface de liquide possible à l'air qui circule pour favoriser l'opération. Pour y arriver, ils fabriquaient  de grands bacs peu profonds en bois et y versaient le liquide bouillant. Il est important alors d'éviter d'entrer dans la pièce inutilement pour ne pas favoriser la contamination.

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La fermentation

Le lendemain matin, le moût est à la bonne température pour y incorporer la levure qui fera tout le reste du travail.  La levure prendra quelques jours pour convertir le sucre en alcool et elle sera retirée pour ensuite faire passer la bière à l'enfûtage pour le bon plaisir des visiteurs du Mondial de la Bière... et des amateurs de bière du monde.

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Copyright 1996, Les Brasseurs d'Idées!
Page modifiée le 20-06-1998
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