Trilogie du malt
III |
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5ième de 4 parties Reprenons tous en cur. Monsieur et madame arrington nous ont permis de suivre lévolution de leur fils, Roger Moulard jeune grain dorge à lavenir très prometteur. Après un bain plus ou moins forcé, le voici gonflé dhumidité et de fierté prêt à affronter les prochaines étapes de sa vie. Délicatement (ce nest pas exactement ladjectif adéquat ) il a été déposé dans une case de saladin en compagnie de millions de ces congénères. De mieux en mieux
Durant la phase de germination, il est très important de surveiller la température et lhumidité. Température trop basse la germination est trop lente, température trop élevée la dégradation de lamidon est superficielle et le produit obtenu de mauvaise qualité. Un courant dair froid injecté en dessous des cases permet de réguler la température, le taux dhumidité, mais aussi daérer le grain qui dégage beaucoup de CO2 (car il respire) risquant dasphyxier ses voisins. Cette période agitée, plutôt humide et fraîche va bientôt, va bientôt en fait, vous navez quà lire la suite pour le savoir !- Climat équatorial au pays du malt. Le malt vert, terme désignant le malt ayant fini de germer, prend maintenant la direction de la touraille, nom donné au four qui va permettre de sécher le grain. Cette opération va arrêter le processus de germination mais aussi changer son goût. On considère en brasserie deux types de malt : le malt pâle et le malt de spécialité. Le premier type est produit en très grande proportion puisquil correspond à plus de 90% des malts fabriqués. Celui-ci est principalement une future source dalcool pour la bière. Durant le touraillage qui va durer entre 12 et 48 heures, la température est alors en moyenne de 50C. Pour ceux qui auront le privilège de visiter des malteries, lambiance est du type sauna puisque pendant de longues heures, le taux dhumidité y est très élevé avec des températures dépassant largement celles de nos hivers et même de nos étés. Le second type de malt va apporter certaines autres caractéristiques à la bière telle sa couleur, son onctuosité et bien sur son goût. A la différence du malt pale, le malt de spécialité est chauffé à des températures beaucoup plus importantes dépassant même parfois les 200 C . En général ce type de malt se fait dans des tambours rotatifs afin dassurer une bonne uniformité. De couleur assez pâle, nous allons ainsi aller jusquà des couleurs très foncées on parle de malt vienne munich, biscuit, cristal (ou caramel), brun, chocolat, rôti .
Autant la fabrication du malt pâle na pas beaucoup de secret, autant celle du malt de spécialité en est remplie et les renseignements que peuvent fournir les malteurs sont très succincts. Dégermage et conclusion Encore tout chaud, le malt est passé dans une vis sans fin lui permettant d être débarrassé des radicelles et des quelques germes qui auront trop poussé. On considère quil faut 1200 Kg dorge pour produire une tonne de malt. Cependant depuis les années 60 lajout de quelques produits chimiques ainsi que des hormones de croissance ont permis daccélérer le processus de germination tout en diminuant les pertes. Nous voici parvenu à la fin de cette trilogie mais ne soyez pas triste car cet article va très certainement se poursuivre, avec des photos exclusives de Roger Moulard durant ces vacances. |
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Copyright 1996, Les Brasseurs d'Idées!
Page modifiée le 20-06-1998
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