Brasserie à vapeur
Par
Jimmy Audet

Dans le grand monde brassicole mondial où l’inox et l’informatique sont rois et maîtres existe un brasseur Belge qui défi encore toutes les lois de la rentabilité, par amour de la bonne bière et de la sauvegarde du patrimoine et de la tradition du pays de Tintin. Ce Brasseur avec un B majuscule se nomme Jean-Louis Dits de la Brasserie à vapeur. vapeur01.jpg (24870 bytes)
En effet, Jean-louis Dits possède la dernière brasserie à vapeur au monde datant du 18ème siècle. En Belgique, en 1913, on pouvait compter jusqu’à 3387 brasseries. Si on recule un peu dans le temps soit au 18ème siècle les brasseries étaient faites de bois, au 19ème siècle de fonte, ensuite suivront le cuivre et enfin l’inox qui règne encore à ce jour. Le coût de reconversion de ces brasseries étant à chaque fois énorme car les matériaux utilisés coûtant de plus en plus cher, ont réussi par malheur à décourager certains brasseurs les forçant à fermer boutique. De plus l’entreprise évoluant au fil des années se perpétuait de génération en génération amenant parfois une complexité dans la gestion de l’entreprise car les générations se succédant, le père avait trois fils qui eux avait trois fils et ainsi de suite…Alors lorsqu’un de ceux là décidait au grand damne de son père de devenir médecin, avocat ou autre au lieu de brasseur et qu’il demandait sa part de l’entreprise, le tout basculait vers la faillite car la marge de manœuvre était très mince due aux fameux coûts de reconversions. Comme si ce n’était pas assez, la première guerre mondiale à eu raison du 1/3 des brasseries Belges et la seconde pour sa part à terrasser un autre 1/3 des brasserie. De plus, quelques brasseries plus fortunées ont réussies au fil des années à acquérir les plus petites tant et si bien qu’il n’en reste à ce moment que 125 sur les 3387 brasseries à l’origine.
vapeur02.jpg (25673 bytes) Autrefois, en Belgique, les brasseries étaient souvent adjacentes à la ferme, cela pouvait permettre au fermier d’occuper son temps ainsi qu’à ses valets de ferme durant les longs mois d’hiver en plus de lui procurer quelques revenus supplémentaires. Une des bières brassée depuis toujours et la bière dites de saison qui servait à désaltérer les hommes travaillants au champ lors des récoltes, on appelait ces hommes des "manouvriers ". Cette bière de saison se voulait donc très désaltérante et sèche, de même que très épicée afin d’étancher la soif rapidement sans tomber dans l’abus car les manouvriers apportaient un baril de 33 Litres environ et en buvaient à toutes les heures.
Fort de cette longue tradition brassicole, Jean-Louis Dits, professeur d’histoire encore à ce jour, achète en la ferme-brasserie de Monsieur Bizet et Dame Cuvelier à Pipaix . Cette brasserie à vapeur datant de 1765 était en très mauvais état et du avoir à faire face à un retapage majeure. Entre Jean-Louis Dits et sa brasserie à vapeur existe un amour profond car voir une brasserie à vapeur n’est pas rentable du tout. Si on compare de nos jours une brasserie avec motricité électrique a une rentabilité de 93% et celle d’une brasserie à vapeur à 12%, on s’aperçoit vite que c’est le jour et la nuit. C’est sûrement pour cette raison que M. Dits est toujours professeur pour vivre. L’argent recueilli de la vente de sa bière sert à retaper sa brasserie. En fait la Brasserie est devenue ce qu’on appelle ici au Québec un "économusée".
 

Les bières brassées sont la "Saison de Pipaix " une recette vieille de 1785 qui au cour du temps c’est appeler "cuverale " pour revenir aujourd’hui à son nom original, bière qui servait autrefois à rafraîchir les manouvriers. Cette bières comporte jusqu’à six épices soit : gingembre, poivre, lichen, écorce d’orange douce, curaçao, badiane.

En 1986 naissait la "folie " devenue plus tard la "vapeur en folie ", cette bière se veut plus neutre.

Et en 1992, comme c’était une année bissextile, on décida de l’appeler de ce nom…. La bissextile. C’est alors que Louis-Michel Carpentier lui dit  "je vais te faire une étiquette ", il arriva donc avec une étiquette avec comme emblème……..Un cochon. Il arriva plus tard avec une deuxième étiquette……..Une cochonne. Jean-Louis décida d’apposer à sa bière les deux étiquettes. Cette bière se voulait une farce à ces début, cependant elle s’est vendue à un rythme fou et suite à une insistance soutenue et même des menaces comme se plaît à dire en riant Jean-Louis de l’un de ses copains, il a recommencer à brasser cette bière qui est devenu la "vapeur cochonne ". On peut affirmer que cette bière est devenue en quelque sorte le porte étendard de la brasserie à vapeur. Un jour peut être auront-nous la chance de pouvoir se procurer les bière de la brasserie à vapeur car ils sont en pourparler avec les importations "bières du Zodiaque ".

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Aujourd’hui, Jean-Louis Dits brasse le dernier samedi du mois, on peut même assister et aider au brassage en appelant un peu d’avance. Si un jour vous avez la possibilité et surtout la chance d’aller en Belgique, vous devez absolument passer par Pipaix et payer une visite à Jean-Louis Dits à la brasserie à vapeur.

Voici l’adresse : 1, rue Maréchal à 7904 PIPAIX (Leuze-Belgique).

Téléphone : (069) 66 20 47

Télécopieur : (069) 66 71 32

Courriel : brasserie@vapeur.com

Sinon, allez le visiter via son site internet au http://www.vapeur.com , un site où on retrouve de l’infirmation sur la brasserie, des jeux et des concours.



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